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Contexte
Au Luxembourg, les statistiques montrent qu'une grande partie de la population n'a que très difficilement accès à la culture et qu'elle n'est que peu ou pas concernée, voire peu ou pas prise en compte par la politique culturelle. A titre d'exemples, relevons que :
- Le nombre d'analphabètes se situe entre 7% et 9% (voire 10%, chiffre avancé par J-C Juncker en 1998 : article du Quotidien 29/11/2007)
- 20% des enfants interrogés affirment ne jamais ouvrir un livre par plaisir (étude PIRLS, 2006)
- L'effet du niveau d'études sur le taux de participation à des manifestations culturelles ou de fréquentation de spectacles est très marqué : un niveau d'études faible entraîne un taux de fréquentation faible. (Enquête PSELL-3/2005). Le niveau d'études est souvent en relation directe avec l'origine sociale. De cette même enquête, il ressort que les personnes d'origine portugaise ou non communautaires sont singulièrement éloignées de la vie culturelle du pays
- 14% de la population vit sous le seuil de pauvreté, les enfants et les familles monoparentales étant les plus exposés (source Eurostat)
- 6,2% de la population vit dans une pauvreté persistante (source Statec, enquête EU-SILC)
Des réflexions ont été menées ces dernières années à différents niveaux . Xxx (texte enlevé) Ainsi par exemple le Plan d'inclusion sociale 2003-2005, qui avait retenu de : « f avoriser l'accès à la culture des personnes ayant des revenus faibles en leur offrant la gratuité des entrées aux musées de l'Etat et aux musées communaux grâce à un passeport « Culture pour tous » délivré par le Ministère de la Culture sur certificat de bas revenu établi par le SNAS ».
En outre, lors de la Déclaration gouvernementale de 2004, le gouvernement s'était engagé (point 8 du Ministère de la Culture, de l'enseignement supérieur et de la recherche) à prendre des mesures en faveur d'une meilleure accessibilité à la culture : « Pour garantir un meilleur accès de tous à la culture, le Gouvernement incitera les instituts culturels à se donner des horaires d'ouverture plus flexibles et à aller davantage à la rencontre de nouveaux publics, jeunes et moins jeunes, luxembourgeois et non luxembourgeois. Des portes ouvertes, des cartes d'accès à l'adresse des jeunes, par exemple, des actions ciblées à l'attention de ceux qu'on appelle souvent les exclus de la société permettront de vaincre la peur de franchir le seuil de telles institutions. Des collaborations ciblées avec les écoles du pays, les services éducatifs des instituts culturels, des artistes et acteurs culturels permettront une sensibilisation à l'art, à la créativité et à la culture scientifique . » D'après le rapport d'activités 2007 du Ministère de la Culture fait état de la création d'un groupe interministériel (Culture-Education) qui a lancé un programme de manifestations culturelles en milieu scolaire.
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